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Créer une société à Dubaï : mainland, zone franche ou offshore (guide 2026)
· 10 min de lecture
Auteur: Vinícius Cavalcanti · Relecteur: Nathan Gomes

Points clés
- Dubaï propose trois types de sociétés : mainland (peut exercer dans tous les Émirats), zone franche (activités internationales, 0 % sur les revenus qualifiés) et offshore (détention d'actifs uniquement).
- Depuis juin 2023, les Émirats appliquent un impôt sur les sociétés de 9 % sur les bénéfices imposables au-delà de AED 375 000. Le taux de 0 % des zones franches ne s'applique qu'aux revenus qualifiés des sociétés qui remplissent les exigences de substance et les autres conditions.
- Depuis juin 2021, les investisseurs étrangers peuvent détenir 100 % de la plupart des sociétés mainland, et pas seulement des sociétés de zone franche.
- Il n'y a pas d'impôt sur le revenu des personnes physiques aux Émirats ; la TVA est de 5 %.
- Les associés restent soumis aux règles de leur propre pays. Les citoyens américains, par exemple, déclarent une société de Dubaï sur le formulaire 5471 et peuvent être imposés sur ses bénéfices au titre des règles sur les sociétés étrangères contrôlées.
Comment créer une société à Dubaï ?
On choisit le type de société (mainland, zone franche ou offshore), on réserve une dénomination, on obtient la licence de l'activité, on immatricule la société, puis on ouvre un compte bancaire professionnel. La création prend en général une à quatre semaines ; le compte bancaire, souvent davantage. Dubaï reste l'un des grands centres d'affaires mondiaux : 100 % de détention étrangère, pas d'impôt sur le revenu des personnes physiques, un impôt sur les sociétés de 9 % avec un régime à 0 % pour les revenus qualifiés de zone franche, et un accès direct aux marchés d'Europe, d'Asie et d'Afrique.
Ce guide présente les trois types de sociétés, les documents et licences nécessaires, la procédure étape par étape, ainsi que les points fiscaux et déclaratifs les plus souvent mal compris.
Pourquoi Dubaï attire les sociétés internationales
Dubaï associe une politique favorable aux entreprises, la stabilité juridique et des infrastructures de premier ordre. Sa fiscalité reste compétitive, mais elle a changé en 2023 : les sociétés paient désormais un impôt de 9 % sur les bénéfices imposables au-delà de AED 375 000, tandis que les sociétés de zone franche qui remplissent les conditions paient 0 % sur les revenus qualifiés. Il n'y a ni impôt sur le revenu des personnes physiques ni retenue à la source sur les dividendes versés à l'étranger.
Les investisseurs étrangers peuvent détenir 100 % d'une société dans la plupart des activités, en zone franche comme, depuis juin 2021, sur le mainland. Dubaï relie l'Europe, l'Asie et l'Afrique en quelques heures de vol, et l'environnement politique et économique est stable et prévisible pour les investisseurs.
Banques, télécommunications et transports sont conçus pour les affaires internationales, et la ville compte une vaste communauté d'expatriés, multiculturelle, avec des options de résidence de longue durée pour les investisseurs, les entrepreneurs et les professionnels.
Types de sociétés à Dubaï : mainland, zone franche et offshore
Choisir la bonne structure est la décision la plus importante. Chacun des trois types offre un accès différent au marché local, un traitement fiscal différent et des exigences réglementaires propres.

Mainland (onshore)
Les sociétés mainland obtiennent leur licence auprès du Département de l'Économie et du Tourisme de Dubaï et peuvent exercer librement dans tous les Émirats, y compris avec des entités publiques. Elles ont besoin d'un bureau physique et traitent plus directement avec les autorités locales. Depuis 2021, la plupart des activités autorisent 100 % de détention étrangère ; une courte liste d'activités stratégiques (banque, assurance, défense, par exemple) reste encadrée. Elles conviennent aux entreprises qui vendent à des clients aux Émirats : commerce de détail, services locaux, construction et industrie.
Zone franche
Les zones franches sont des espaces économiques dotés de leurs propres régulateurs, comme DMCC, DIFC, Dubai South ou IFZA. Elles offrent 100 % de détention étrangère, des avantages douaniers et une création rapide. Une société de zone franche qui a le statut de Qualifying Free Zone Person paie 0 % d'impôt sur les sociétés sur ses revenus qualifiés ; les autres revenus sont imposés à 9 %, et si les revenus non qualifiés dépassent 5 % du chiffre d'affaires total ou AED 5 millions, le taux de 0 % est perdu pour toute l'année. En général, ces sociétés ne peuvent pas vendre directement sur le marché mainland sans distributeur. Elles conviennent au conseil, à la technologie, au négoce, aux holdings et aux autres activités internationales.
Société offshore
Les sociétés offshore (par exemple sous les règles de JAFZA ou de RAK ICC) servent uniquement à détenir des actifs et à exercer hors des Émirats. Elles n'ont besoin ni de bureau ni de personnel, ne peuvent pas exercer aux Émirats et ne peuvent pas parrainer de visas de résidence. Elles servent surtout de holdings pour des participations, des placements ou des biens immobiliers aux Émirats. Elles ne sont pas hors du système fiscal : elles relèvent de la loi sur l'impôt sur les sociétés, et leurs propriétaires doivent figurer dans un registre des bénéficiaires effectifs.
| Mainland | Zone franche | Offshore | |
|---|---|---|---|
| Peut exercer sur le marché émirien | Oui | Pas directement | Non |
| Détention étrangère | Jusqu'à 100 % (la plupart des activités) | 100 % | 100 % |
| Impôt sur les sociétés | 9 % au-delà de AED 375 000 | 0 % sur les revenus qualifiés ; 9 % sinon | Relève de la loi sur l'impôt sur les sociétés |
| Visas de résidence | Oui | Oui | Non |
| Bureau physique | Obligatoire | Du flexi-desk au bureau | Non obligatoire |
| Usage courant | Ventes et services locaux | Services et négoce internationaux | Détention de participations ou d'immobilier |
Conditions et documents
Dubaï est rapide selon les standards internationaux, mais la création exige des documents en bonne et due forme. Avec de la préparation, la procédure est simple.
Documents
Pour la plupart des types de sociétés, il faut le passeport en cours de validité de chaque associé et dirigeant, un justificatif de domicile récent, une description de l'activité ou un business plan et, pour certaines activités réglementées, un CV. Les associés personnes morales fournissent leurs statuts et documents sociaux, légalisés pour les Émirats et traduits en arabe lorsque l'autorité l'exige. Certaines activités demandent aussi un extrait de casier judiciaire.
Capital social et compte bancaire
De nombreuses zones franches n'exigent pas la libération du capital social ; sur le mainland, le montant dépend de l'activité. Après l'immatriculation, la société ouvre un compte bancaire professionnel. Les banques émiriennes appliquent des contrôles stricts de connaissance du client, demandent souvent la présence d'un associé et prennent généralement plusieurs semaines.
Licences
Chaque activité exige la licence adaptée : licences commerciales pour le négoce, professionnelles pour les services et le conseil, industrielles pour la fabrication, et autorisations supplémentaires pour les secteurs réglementés comme la santé, l'alimentation et les services financiers. Exercer en dehors des activités autorisées peut entraîner des amendes ou l'annulation de la licence.
Étape par étape : créer une société à Dubaï
1. Choisir la structure et la dénomination
Choisissez mainland, zone franche ou offshore selon l'endroit où vous ferez des affaires, puis réservez une dénomination conforme aux règles locales (pas de références offensantes ou religieuses ni d'abréviations trompeuses).
2. Préparer les documents et déposer la demande
Rassemblez les documents, faites-les légaliser et traduire si nécessaire, puis déposez la demande. L'autorité délivre la réservation de dénomination, l'approbation initiale, puis l'immatriculation.
3. Obtenir la licence et les visas
Une fois immatriculée, la société reçoit sa licence. Les sociétés mainland et de zone franche peuvent parrainer des visas de résidence pour les associés et les salariés, qui donnent accès à l'Emirates ID ; notre guide sur l'Emirates ID et la résidence aux Émirats détaille toutes les voies.
4. Ouvrir le compte bancaire professionnel
Une fois la société active, ouvrez un compte auprès d'une banque émirienne ou d'une banque internationale présente à Dubaï. Prévoyez des rendez-vous en personne et des questions détaillées sur l'activité et l'origine des fonds. Les comptes hors des Émirats peuvent souvent être ouverts à distance.

5. Rester en conformité
Après la création, la société doit renouveler sa licence chaque année, s'enregistrer à l'impôt sur les sociétés auprès de la Federal Tax Authority et déposer une déclaration annuelle (même à 0 %), tenir une comptabilité, mettre à jour le registre des bénéficiaires effectifs et, le cas échéant, faire auditer ses comptes. Les sociétés de zone franche qualifiées doivent établir des états financiers audités. Avec une bonne préparation, la création prend une à quatre semaines selon la juridiction et l'activité.
Avantages d'une société à Dubaï
Une fiscalité compétitive
Un impôt sur les sociétés de 9 % au-delà de AED 375 000, un taux de 0 % sur les revenus qualifiés de zone franche, pas d'impôt sur le revenu des personnes physiques, pas d'imposition des dividendes ni des plus-values pour les particuliers, et un large réseau de conventions fiscales.
Un environnement d'affaires stable
Les Émirats sont reconnus pour leur sécurité juridique et leur stabilité politique, et leurs infrastructures sont de niveau mondial pour la logistique, la technologie et la banque.
100 % de détention étrangère
La détention étrangère totale est possible en zone franche et, pour la plupart des activités, sur le mainland.
Un carrefour international
La communauté d'affaires multiculturelle de Dubaï facilite les partenariats et l'expansion, et les investisseurs, entrepreneurs et professionnels peuvent obtenir une résidence de longue durée, dont le Golden Visa de 10 ans.
Difficultés et points de vigilance
Coûts de création et de fonctionnement
Les frais d'immatriculation, de licence et de visas, les exigences de bureau et les renouvellements annuels varient selon la zone et l'activité. Une société inactive ou mal structurée coûte quand même chaque année et peut perdre ses avantages fiscaux.
Règles locales
Chaque zone franche et chaque activité a ses propres règles ; les méconnaître entraîne des retards et, dans les cas graves, l'annulation de la licence.
Votre pays continue de vous imposer
Une société à Dubaï ne supprime pas les obligations fiscales de votre pays de résidence ou de nationalité. De nombreux pays appliquent des règles sur les sociétés étrangères contrôlées qui imposent les bénéfices d'une société étrangère détenue par leurs résidents. Les citoyens américains et titulaires de green card sont imposés sur leurs revenus mondiaux où qu'ils vivent : une personne américaine qui détient 10 % ou plus d'une société de Dubaï dépose le formulaire 5471, peut être imposée sur ses bénéfices au titre des règles Subpart F et net CFC tested income, et déclare ses comptes bancaires sur le FBAR. Il n'existe pas de convention fiscale sur le revenu entre les États-Unis et les Émirats.
Pour en savoir plus, consultez notre guide sur les obligations FBAR des citoyens américains.
Dubaï est-il exempt d'impôts ?
Pas entièrement, et cela compte pour la planification. Les particuliers ne paient pas d'impôt sur le revenu, mais les sociétés paient 9 % au-delà de AED 375 000, sauf si leurs revenus relèvent du régime de zone franche, et les grands groupes multinationaux paient un impôt minimum de 15 %. Le véritable avantage est la combinaison d'une fiscalité faible, de la stabilité juridique et de l'accès aux marchés mondiaux. Choisir la mauvaise structure peut coûter plus qu'elle ne fait économiser.

En résumé
Dubaï est l'un des endroits les plus efficaces au monde pour diriger une activité internationale : stable, bien connecté et fiscalement compétitif. Les avantages dépendent du bon choix de société, de la bonne licence et du respect des règles aux Émirats comme dans votre pays.
Choisir le mauvais type de société, négliger les détails de la licence ou ignorer les règles de votre propre pays peut annuler tous les avantages.
Notre Private Advisory Session étudie votre situation et recommande la structure, la juridiction et la banque adaptées à votre activité et à votre situation fiscale personnelle.
Sources
Questions fréquentes
Dubaï est-il exempt d'impôts pour les sociétés ?
Non. Depuis juin 2023, les sociétés émiriennes paient un impôt de 9 % sur les bénéfices imposables au-delà de AED 375 000. Les sociétés de zone franche qui remplissent les conditions paient 0 % sur leurs revenus qualifiés. Les particuliers ne paient pas d'impôt sur le revenu.
Un étranger peut-il détenir 100 % d'une société à Dubaï ?
Oui. Les zones franches l'ont toujours permis et, depuis juin 2021, la plupart des activités mainland aussi. Quelques secteurs stratégiques, comme la banque et l'assurance, restent encadrés.
Faut-il se rendre à Dubaï pour créer une société ?
En général pas pour l'immatriculation, qui peut se faire à distance avec une procuration. L'ouverture du compte bancaire professionnel et l'obtention d'un visa de résidence exigent normalement un déplacement.
Combien de temps faut-il pour créer une société à Dubaï ?
La création prend généralement une à quatre semaines selon le type de société et l'activité. Les zones franches sont souvent les plus rapides. Le compte bancaire peut demander plusieurs semaines de plus.
Une société offshore à Dubaï donne-t-elle droit à la résidence ?
Non. Les sociétés offshore ne peuvent pas parrainer de visas. Pour la résidence, il faut une société mainland ou de zone franche, ou une autre voie comme l'emploi, le Golden Visa ou le visa retraite.